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La surveillance de la couverture

La couverture du Centre de stockage de la Manche est un des éléments central de son dispositif de sûreté. Elle fait l’objet d’une surveillance fine et d’opérations de maintenance régulières.

Des repères topographiques sont disposés sur la couverture du CSM

La surveillance de la couverture consiste à vérifier son comportement au fil des années. Il s’agit de s’assurer que les propriétés assurant le confinement et la protection des colis ne s’altèrent pas dans le temps.

Pour cela sont effectués :

  • Des mesures des écoulements d’eau sous la membrane qui ne doivent pas excéder une certaine limite (infiltrations d’eau limitées à quelques litres par an et par m² de couverture) ;
  • Des contrôles visuels annuels pour détecter l’apparition de petits défauts en surface ;
  • Un suivi topographique grâce à 680 repères  et à des profils de suivi (piquets) installés sur le site pour détecter d’éventuels mouvements (glissements, tassements). ;
  • Des prélèvements d’échantillons de membrane bitumineuse effectués tous les 5 à 10 ans puis analysés en laboratoire pour vérifier ses propriétés d’étanchéité
  • Un suivi et contrôle de la végétation, afin de s’assurer que des espèces à fort  développement racinaire ne se propagent pas sur le site.

Les contrôles continus réalisés depuis 1997 ont mis en évidence comme évolutions sur la couverture :

  • Des tassements

Ces tassements sont dus à l’affaissement de certains colis anciens. L’un d’entre eux, plus important que les autres, situé au Nord-Est du centre, aujourd’hui stabilisé, a fait l’objet de travaux de réparation en octobre 2009. Ces travaux ont permis de vérifier le bon état de la membrane.

  • Des glissements de terrain  en bordure de couverture, du fait des pentes trop raides des talus.

Des travaux ont été réalisés en 2010, 2011 et 2013 pour adoucir les pentes et bloquer les pieds de talus les plus raides par un mur de soutènement.

  • Des fissures de surface

Des travaux de traitement des fissures de surface ont lieu chaque année. Il s’agit d’opérations qui consiste à retirer la terre végétale située en surface de la couverture, à vérifier que les fissures ne se prolongent pas au-delà de cette couche, puis à remettre en place une nouvelle couche de terre végétale légèrement compactée.

Ces fissures détectées à la surface de la couverture sont superficielles. Elles restent localisées au niveau de la terre végétale et ne remettent pas en cause la perméabilité de la couverture. Il s’agit phénomène normal dû à l’érosion, aux variations météorologiques ou à de légers glissements de la couverture. Ces fissures sont surtout présentes au sommet des talus. Ces zones sont les plus exposées aux intempéries et les plus sensibles au glissement naturel des pentes.
 

Mise en place d’un mur de soutènement en 2007 pour adoucir les pentes de la couverture du CSM

0%

À ce jour, sur l’ensemble des tassements observés, les étirements restent inférieurs ou de l’ordre de 1 %. La membrane bitumineuse a comme propriété de conserver son étanchéité jusqu’à 25 % d’étirement.

0cl/m²/an

Taux d’infiltration de la couverture

0

évolution significative des mouvements de la couverture en 2017

Vers une couverture pérenne

En 2009, l’Andra a remis à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) un rapport complet concernant la sûreté du centre ainsi qu’une étude démontrant l’intérêt de mettre en place une couverture plus pérenne, puis en 2015 un rapport d'avancement des études réalisées sur la couverture pérenne.

En 2019, l'Andra remettra dans le cadre du réexamen décennal du CSM un rapport dit de "démantèlement, fermeture et surveillance" qui définira les grandes étapes jusqu'à la mise en place de la couverture pérenne, la fermeture du site puis les grandes évolutions de la surveillance qui marqueront le passage vers une surveillance du site de plus en plus passive.

Les études sur l'évolution du CSM
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