Léa Lequertier, maître d’œuvre dans l’âme
Chargée d’affaires travaux et projets au Centre de stockage de la Manche, Léa Lequertier prépare et suit tous les chantiers. Un rôle en phase avec son goût du concret et des échanges sur le terrain.
Léa Lequertier a trouvé sa voie en deux coups de cœur. Adolescente, elle découvre un reportage sur la célèbre école Boulle de Paris, qui a formé de nombreux artisans d’art, designers et architectes. Elle apprend qu’on y enseigne l’agencement intérieur, un domaine qui l’attire… Son choix est fait. Bac en poche, elle intègre l’école pour suivre un BTS1 Agencement de l’environnement architectural. Plus tard, étudiante en gestion de projets de construction à l’université de Newcastle (Angleterre), elle effectue un stage sur le chantier de rénovation de la gare Saint- Lazare. Alterner quotidiennement entre le travail de bureau et sur le terrain est un rythme qui lui convient. « Ça a été un déclic, confie-t-elle. J’ai compris que je n’avais pas l’âme d’une créatrice et que j’étais plutôt cartésienne. Partir du projet d’un architecte et lui donner vie en affinant tous les détails techniques, c’était ce que je voulais faire ! »
Amoureuse de la presqu’île
Comment son intérêt pour la maîtrise d’œuvre l’a-t-elle conduite au Centre de stockage de la Manche ? « J’ai une deuxième passion, avoue-t- elle : la presqu’île du Cotentin, où j’ai grandi et où résident ceux que j’aime. Je n’imaginerais pas vivre ailleurs ! »
Ses études terminées, Léa rejoint en 2013 les services techniques de la Ville de Cherbourg. Pendant huit ans, elle pilote des dizaines de chantiers, petits et grands, sur les bâtiments communaux. En 2021, elle découvre le monde du nucléaire en intégrant l’usine Orano de La Hague. Là, elle réalise des investigations qui serviront à l’élaboration des scénarios de démantèlement des installations anciennes de l’usine.
Forte de cette expérience, elle candidate à l’Andra où elle est recrutée en janvier 2025. Les chantiers dont elle a la responsabilité sont très diversifiés : remplacement des portes et des systèmes d’éclairage des galeries souterraines de surveillance, réfection du réseau séparatif gravitaire enterré (RSGE)2, rénovation des clôtures extérieures… « L’organisation des chantiers, la mise en œuvre des dispositifs de protection et de contrôle des intervenants sont différents du site nucléarisé voisin d’Orano. Mais la rigueur et la transparence sont essentielles ! C’est rassurant, à la fois sur le plan professionnel et en tant que riveraine amoureuse de sa région. »
« Je prends du plaisir à rechercher des solutions avec les experts de l’Andra et les entreprises locales. »
Travail d’équipe
Au Centre de stockage de la Manche, chaque chantier est unique et Léa avoue prendre le même plaisir qu’à ses débuts. Rechercher des solutions avec les experts de l’Andra et les entreprises locales est ce qui l’anime. Elle aime aussi travailler en équipe restreinte ; de fait, le site compte 12 personnes au total, dont trois au pôle Travaux. « Je peux parler à mes responsables dès que j’en ai besoin, l’ambiance est conviviale et j’ai trouvé le bon équilibre entre vie personnelle et professionnelle. Ici, je me projette sereinement vers l’avenir ! »
1 Brevet de technicien supérieur. Diplôme national d’État de niveau bac + 2
2 Le RSGE permet la surveillance et la collecte des éventuelles eaux d’infiltration provenant des ouvrages de stockage.