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Marie-Pierre Germain : la mémoire vive du CSM

Marie-Pierre Germain s’emploie à maintenir active la mémoire du Centre de stockage de la Manche (CSM), site pionnier en matière de gestion de déchets radioactifs. Sa recette ? Faire connaître et faire venir le plus grand nombre de visiteurs sur le CSM. Portrait.

À l’Andra, elle est chargée de la communication sur le Centre de stockage de la Manche, premier centre industriel de stockage de déchets radioactifs créé en France. « Cela a beau faire 30 ans que je suis sur site, je ne me lasse pas, confie, très enthousiaste, Marie-Pierre Germain. Non seulement mon activité a évolué dans le temps mais en plus j’ai la chance de rencontrer des gens très différents et d’apprendre à mieux connaître mon territoire. C’est une vraie richesse ! » 

 

Au départ, un profil littéraire

Lorsqu’elle a été embauchée en 1991, elle ne pensait certainement pas se prendre autant de passion pour son métier. Tout juste sortie d’études en Langues étrangères appliquées, elle était heureuse de saisir une belle opportunité professionnelle. À l’époque, le CSM recevait notamment de nombreuses délégations étrangères intéressées par le travail pionnier de stockage des déchets radioactifs réalisé par l’Andra dans la Manche, et Marie-Pierre Germain a donc débuté en assurant les visites de riverains ou de délégations internationales. 

Puis ses missions se sont diversifiées. Si le site ne reçoit plus de déchets radioactifs depuis 1994, l'Agence continue d’assurer sa surveillance, de travailler à la conservation et la transmission de sa mémoire et de préparer sa fermeture définitive. Des activités qui sont autant d’occasions pour Marie-Pierre d’informer et de dialoguer avec le public, tout en faisant du CSM un acteur engagé sur son territoire.

« Étant originaire de la région, je connaissais le sujet nucléaire au sens large et les activités de retraitement d’Orano La Hague, acteur industriel voisin de notre site. Mais en travaillant pour l’Andra, j’ai appris énormément et compris le caractère essentiel des activités de l’Agence. Moi qui étais plutôt littéraire au départ, j’ai été formée à des connaissances scientifiques au fil des années, et j’ai ainsi pu vulgariser et transmettre l’information aux visiteurs, aux riverains, aux élus ou encore à la presse sur le rôle indispensable et la responsabilité de l’Andra dans la Manche », raconte Marie-Pierre Germain. 

Bâtiment d'accueil du public du CSM

« Mon quotidien est donc rythmé et changeant », poursuit-elle. En partenariat avec l’office du tourisme du Cotentin, par exemple, elle a préparé deux visites thématiques, afin de mêler l’histoire du site à celle de la région et d’en faire part aux habitants alentour comme aux touristes lors de l’été 2021. « Le mardi nous avons une visite axée sur notre commune d’accueil, Digulleville, sous l’angle du patrimoine bâti. Et le jeudi, nous proposons une visite à la découverte de La Hague sous forme de contes et légendes », détaille la responsable de communication du CSM. 

 

Communiquer au-delà des murs du CSM

« Je suis aussi sollicitée par des associations locales pour soutenir leurs actions et, le plus possible, faire que le CSM soit aussi contributeur. C’est une des missions de l’Agence de participer activement au développement de nos territoires d’implantation », explique-t-elle. C’est ainsi que le CSM, partenaire du comité Gilles de Gouberville, propose dans ses locaux une exposition sur les 500 ans de la mémoire d’une figure locale, Gilles de Gouberville, un gentilhomme normand dont le journal est un témoignage précieux des us et coutumes locaux au XVIe siècle. « L’Andra étant engagée dans une mission de construction et de transmission de la mémoire de ses sites et activités, c’est naturellement que nous soutenons des manifestations qui soulignent l’intérêt de garder vifs les souvenirs et connaissances des temps passés », estime Marie-Pierre Germain. 

Le CSM est aussi partenaire de l’association de réinsertion Les Voiles écarlates, et participe chaque année depuis trois ans au Village des sciences, installé par la ville de Cherbourg-en-Cotentin lors de la Fête de la science. « Une manière aussi de montrer que nous pouvons communiquer et agir hors de nos murs », se réjouit la chargée de communication du CSM.

Autant de projets et missions qui la ravissent et font qu’au travail, pour elle, aucun jour ne se ressemble. Une variété qui lui demande néanmoins beaucoup d’énergie. Cette énergie, elle la trouve auprès de ses deux grandes filles, l’une professeure des écoles, l’autre encore étudiante en terminale. Elle la puise aussi en marchant, ou en participant à des concerts. De quoi ensuite mobiliser toutes ses ressources pour communiquer sur un site et une petite équipe dont elle est un des piliers. 

 

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