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Surveillance de la couverture du CSM : un nouveau protocole de tests

Dans le cadre de la surveillance de la couverture du Centre de stockage de la Manche, une nouvelle phase de tests a été lancée en octobre et novembre 2020. Objectif : poursuivre l’étude des variations d’eau détectées sur certains points du réseau de collecte des eaux du centre.

La couverture du CSM est un des éléments centraux de la sûreté du centre. Comme un grand parapluie, elle empêche l'eau de pluie de pénétrer dans le stockage et la fait ruisseler pour qu'elle puisse être récupérée, mesurée et contrôlée. Depuis sa pose, la couverture fait l’objet d’une surveillance rigoureuse et d’opérations de maintenance régulières. De petites infiltrations d’eau ayant été constatées en bordure de la couverture sur plusieurs points des réseaux de collecte, des investigations sont menées pour en déterminer l’origine et programmer des travaux si cela est nécessaire. 

« Ces variations de l’ordre de 300 à 500 m3 d’eau par an ont été détectées en plusieurs points particuliers de la couverture sur une surface d’environ 1200 m2, soit 1% de la superficie totale du stockage », commente Albert Marchiol du service Projets, Etudes et réalisation à la Direction industrielle de l’Andra. « Les tests récemment engagés reposent sur un nouveau protocole plus précis qui a pour objectif d’affiner les résultats. Même si la performance de la couverture a été confirmée, nous continuons à rechercher les causes de ces variations ».

Une démarche maîtrisée et raisonnée

Un premier principe consiste à injecter dans les réseaux des quantités d’eau maîtrisées. « Il s’agit de recréer le plus possible les conditions naturelles », précise Albert Marchiol. « Les volumes d’eau injectés sont ceux d’une petite pluie de nature à produire des effets sur le réseau ».

D’autres modalités sont aussi mises en œuvre pour obtenir les résultats les plus fiables et les plus précis possible. Le choix de la période d’intervention a ainsi beaucoup d’importance. 2 à 3 jours sans pluie sont nécessaires avant les injections, 12 heures après, ainsi qu’entre chaque essai. Ceux-ci sont réalisés en période hivernale quand, contrairement à l’été, période où la terre est sèche et-absorbe rapidement l’eau, les sols déjà humides ne risquent pas d’absorber intégralement les excédents d’eau. 

Le temps de réactivité de l’opération doit également être pris en compte : il faut 2 à 3 heures à l’eau pour circuler dans les sols, occasionnant une montée progressive du niveau qui met ensuite 2 à 3 jours pour redescendre. 

La 2ème phase d’essais sera effectuée en surface et de façon plus localisée. Ils cibleront le drainage sur membrane. « La première phase d’essais ayant démontré une absence totale de fuite au niveau des réseaux d’eaux pluviales et de drainage, nous procéderons à des injections d’eau au pied des talus de la couverture, au cas où il s’agirait d’infiltrations directes d’eau de pluie à ces endroits ». Résultats à suivre…

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