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Surveillance du Centre de stockage de la Manche : bilan 2019

En juin dernier, ­l’Andra a publié les résultats de la surveillance du Centre de stockage de la Manche (CSM) pour 2019. Ces derniers sont satisfaisants et confirment le très faible impact du centre sur l’Homme et l’environnement.

Chambre de collecte des eaux pluviales et des eaux de drainage.

Le CSM fait l’objet d’une surveillance ­rigoureuse régie par un plan régle­mentaire approuvé par ­l’Autorité de sûreté nucléaire. L’objectif est double : d’une part, il s’agit de suivre l’évolution du centre pour s’assurer que son comportement est conforme aux prévisions et que son impact sur l’Homme et l’environnement reste très faible ; d’autre part, détecter toute situation anormale et ainsi anticiper d’éventuels travaux de réparation ou de consolidation. Un dispositif qui permet d’être réactif et de garantir la sûreté de l’installation.

 

13 050 analyses

La surveillance, exercée sur la base de 13 000 analyses par an environ, permet de suivre et d’analyser tous les rejets (gazeux ou liquides) du centre afin de détecter la présence d’éventuels radioéléments. L’eau qui circule sur et sous le site (pluviale, souterraine, de drainage) est en particulier surveillée de très près. « Vérifier les niveaux d’infiltration pour s’assurer du bon niveau de performance de l’étanchéité de la couverture est en particulier essentiel. D’autres analyses portent sur les caractéristiques des eaux », explique Isabelle Deniau, chargée de surveillance de l’environnement à ­l’Andra. « Toutefois, ces valeurs ne sont intéressantes que par comparaison aux mesures précédentes. C’est pourquoi ce suivi doit être régulier et rigoureux. »

Les analyses doivent porter sur des périodes suffisamment longues pour être significatives, en particulier quand les résultats mesurés avoisinent les seuils de détection. En les confrontant aux modélisations (représentations mathématiques servant à simuler le comportement et l’évolution d’un système) de l’évolution du centre, elles permettent de détecter d’éventuelles anomalies, d’affiner les prévisions et d’anticiper des aménagements ou la réalisation de chantiers de maintenance du site.

« En 2019, tous les indicateurs attestent de la performance du stockage et de la couverture »

Des tendances conformes aux années précédentes

Relevé piézométrique.

Malgré un début d’année très sec, suivi de mois très pluvieux, les volumes d’eau qui circulent sur le centre sont quasi similaires à la moyenne observée depuis 1995. La composition des effluents reste stable et le taux mesuré de tritium, un radioélément qui fait l’objet d’un suivi spécifique, continue de baisser.

L’impact radiologique dû à l’activité du centre reste très faible. « En 2019, tous les indicateurs attestent de la bonne performance du stockage », indique Isabelle Deniau. Cet impact est évalué à 0,000 17 millisievert par an pour les rejets dans le ruisseau de la Sainte-Hélène.

Les données de ce bilan, contrôlées par l’Autorité de sûreté nucléaire, ont été transmises comme chaque année à l’assemblée générale de la Cli en juin* et sont largement diffusées au public, notamment via le rapport d’information du centre, le site Internet de ­l’Andra et le site du Réseau national des mesures de la radioactivité (RNM)** géré par l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire.

 

(*) L’Assemblée générale n’ayant pas pu se tenir en présentiel en raison du contexte sanitaire.

(**) Le site www.mesure-radioactivite.fr rend accessible à tous, en toute transparence, les 300 000 mesures réalisées annuellement en France dans les différents milieux.

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